Comme je disais combien il me semblait important de faire apprendre par cœur aux lycéens les poèmes qu’on leur fait étudier, un collègue me posa la très intéressante question suivante, qui à mon avis intéresse aussi bien les collègues que les lycéens — puisque aujourd’hui même une élève m’a posé la même question.
« Vraiment ? J’avoue ne m’être même pas posé la question. Ça travaille la mémoire d’apprendre par cœur et réciter, mais pour quoi faire ? Ce n’est pas mon objectif de travailler l’oral dans cette séquence mais la lecture et la compréhension ; et je ne vois pas comment un apprentissage par cœur (dont les élèves eux-mêmes ne voient pas l’intérêt) aide à comprendre le sens du texte, mais je me trompe sûrement. J’aimerais beaucoup avoir ton avis sur ce point ! »…
J’y réponds assez longuement ci-dessous — en reprenant quelques-unes des réflexions que je développai jadis à propos de Gargantua et du par cœur.
