Les Cahiers de Douai, déjà des illuminations ?

Ce matin, de valeureux élèves de Première ont composé sur le sujet suivant :

  • « Illuminations. C’est le titre que Rimbaud a donné à un autre recueil de ses poèmes. Pensez-vous qu’il aurait pu convenir aussi aux Cahiers de Douai ? »

Il leur était demandé de composer non pas une dissertation en bonne et due forme, mais seulement quatre essais successifs où ils envisageraient le problème que pose le sujet à propos de quatre poèmes différents : les trois qu’ils connaissaient par cœur après les avoir étudiés en classe (« Le dormeur du val », «Le buffet », « Sensation »), ainsi qu’un autre au choix parmi les quatre qui leur étaient fournis (« Au Cabaret-Vert », « La maline », « Rêvé pour l’hiver », et « L’éclatante victoire de Sarrebrück… » — précisons en outre qu’ils savaient par avance que ce seraient ceux-là qui leur seraient fournis).

Voici une proposition de corrigé, qui s’efforce de montrer comment la réflexion peut s’ébaucher, bien loin d’une absurde dichotomie contradictoire entre une prétendue thèse et une prétendue antithèse, de sorte que l’initiation à l’art de la dissertation littéraire soit une initiation qui aille vers la nuance et la complexité plutôt que vers le simplisme et l’équarrissage de la pensée. Quelques élèves commenceront peut-être à saisir qu’aller de l’illumination à l’éclairage ou à l’enluminure, ou à l’éblouissement, ou à la recherche de l’ombre ou du crépusculaire, ce n’est pas nier que l’illumination importe dans les Cahiers de Douai ; que c’est commencer à préciser comment et pourquoi elle peut ainsi importer, de façon aussi nuancée et intelligente que possible.

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