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samedi 4 avril 2020

Programme pour l'épreuve orale de français

Chers élèves de 1re,

suite aux annonces du ministre, je vous joins le programme de 15 textes que j'ai pu établir, valable à ce jour — j'ai barré 9 textes sur les 24 qui étaient à prévoir, pour atteindre le nouvel objectif de 15 textes. Les textes en bleu sont ceux que nous n'avons pas encore étudiés. Révisez et travaillez autant que vous le pouvez. Pensez surtout que l'objet de votre travail doit être d'abord et essentiellement la littérature, et non les cours de littérature ; autrement dit, connaissez le plus par cœur possible ces textes; répétez-vous ces textes, visualisez-les, vivez-les : vous serez capables de les commenter.

Je vous adresse des directions de travail plus précises sur les extraits de Phèdre dans de prochains billets.

Bien cordialement,

Votre professeur de Lettres

mercredi 1 avril 2020

Méthode de l'explication linéaire

Chers élèves de 1re,

une élève me demande si, le jour de l'oral l'examinateur vous une question concernant le texte à présenter.  Je vous rappelle encore une fois qu'on ne vous posera pas de question : vous analyserez comme bon vous semblera le texte sur lequel vous êtes interrogé. On me demande aussi s'il faudra «seulement le présenter de façon linéaire». Il me faut là apporter quelques précisions. Non, il ne s'agit pas de «présenter» le texte: seule l'introduction présente le texte. Le développement de l'explication, qui en est le corps, ne présente pas le texte, mais l'explique, l'analyse, l'interprète. Oui, elle le fait de façon linéaire, c'est-à-dire en suivant le mouvement du texte, la façon dont le texte avance, phrase après phrase.

Mais cette explication, pour qu'elle soit intéressante, doit d'une façon ou d'une autre, répondre à une question ou à un ensemble de questions qui se posent au premier abord de ce texte. Et c'est bien le rôle de l'introduction que de montrer quelles sont les questions littéraires que posent ce texte. Donc, en quelque sorte, l'introduction devrait «problématiser» l'explication, c'est-à-dire expliciter quel problème elle va essayer de résoudre. Je rappelle encore une fois aussi que ce problème ne saurait être:

  • «Qu'a voulu dire l'auteur ?» : la réponse à cette question doit avoir été donnée dès l'introduction. [Exception : il y a un sens évident, mais trop évident, et il s'agit alors de chercher la signification plus profonde, plus complexe, du texte.]
  • «Pourquoi l'auteur a-t-il écrit ce texte ?» : voir ci-dessus.
  • «De quoi parle le texte ?» : voir ci-dessus.
  • «Pourquoi tel personnage agit-il ainsi ?» : c'est une question qui relève de l'analyse psychologique et non de l'analyse littéraire. [On peut aborder ce problème dans l'analyse, mais ce ne peut en être le but.]
Les questions littéraires qui nous intéressent concernent l'effet produit sur le lecteur ou le spectateur :
  • «Pourquoi ce texte est-il particulièrement émouvant, touchant, drôle, choquant, provocateur, terrifiant, saisissant... ?»
  • «Pourquoi ce texte sort-il de l'ordinaire ? Pourquoi est-il nouveau, original, différent de ce que le sens commun peut attendre ?»
  • «Qu'apporte-t-il de particulier ? Pourquoi invite-t-il à une réflexion approfondie ? Pourquoi est-il dérangeant ?»
Pour que ces questions générales et passe-partout deviennent une question spécifique et adaptée au texte que vous expliquez, il faut, dans l'introduction, vous livrer à une première analyse, très rapide du texte, qui présente le texte, dit très rapidement ce qu'il "raconte", de sorte qu'on puisse dire :
  • qu'au premier abord ce texte pourrait avoir l'air assez banal pour telle ou telle raison. Le problème à traiter dans ce cas est évident : «Pourquoi ce texte est-il bien davantage que ce qu'il a l'air d'être ?» [Pourquoi la rencontre de Nemours et de Mme de Clèves est-elle bien davantage qu'un coup de foudre au bal entre les deux plus grandes beautés de la cour, sujet digne des romans à l'eau de rose les plus médiocres ?]
  • ou que dès le premier abord ce texte paraît intéressant (touchant, saisissant, étonnant...) pour telle ou telle raison. Dans ce cas, on va se demander ce qui, dans sa composition et son écriture, le rend SI intéressant, touchant, drôle, intelligent... On peut aussi se demander s'il n'est que drôle, que touchant : si son intérêt ne peut pas être plus complexe. [Pourquoi l'appel que lance Lamartine lance à la nature pour l'aider à conserver le souvenir du bonheur est-il particulièrement saisissant ?]
Évidemment, si vous prenez pas le temps de problématiser votre explication, ou si vous le faites d'une façon un peu expéditive, mais qu'ensuite votre explication est brillante, tout se passera très bien, et vous obtiendrez une excellente note. Mais je crains fort que si vous ne posez pas le problème convenablement, vous vous abandonniez lâchement à une vilaine paraphrase agrémentée d'un relevé oiseux de figures de styles, de champs lexicaux et de procédés narratologiques. De même, si vous menez brillamment votre introduction et qu'ensuite vous n'avez rien à dire d'intéressant, l'ensemble risque d'être assez calamiteux. L'essentiel, c'est la qualité du développement; et bien mener votre introduction peut vous aider à bien vous lancer dans ce développement.
— Mais monsieur, c'est la centième fois que vous nous le dites, d'une façon ou d'une autre !
— Vous avez raison. Et je risque de recommencer encore de nombreuses fois : c'est l'une des principales choses pour lesquelles je suis payé. :)
 
Bien cordialement,
Votre professeur de Lettres

Le lac (4)

Chers élèves de 1re,
vous avez (plus ou moins) étudié le poème de Lamartine, avec l'aide des notes que je vous ai transmises dans les billets précédents. Afin de vous entraîner à rédiger un commentaire à partir d'un plan, vous allez maintenant partir de ces notes pour rédiger. Je vous propose de recopier soigneusement et intelligemment — sans fautes, et en comprenant ce que vous écrivez — l'introduction et le début de la première partie que je vous ai préparées ci-dessous, en suivant sur le plan d'explication que vous avez déjà eu, ET sur le poème de Lamartine (c'est le plus important!). Pensez qu'il s'agit d'apprendre à expliquer et à commenter un texte; pensez surtout qu'il s'agit d'abord d'apprendre à lire vraiment un texte, à saisir vraiment ce qu'il dit d'intéressant.
Ensuite, selon la même logique, rédigez la suite du commentaire, à partir des notes que je vous ai proposées, en vous exprimant le plus clairement et le plus correctement possible. Ah ! mais j'en aperçois au fond qui froncent du sourcil "Mais monsieur, si on rédige tout le plan que vous nous proposez, on va écrire vingt pages !". D'accord pour les vingt pages, si vous êtes motivé ! Mais je vous propose de vous contenter de le faire sur deux ou trois pages manuscrites, en sélectionnant les passages qui vous intéressent le plus.
— Oui, mais monsieur, comment allons-nous faire le jour du bac ? Si nous faisons notre exposé en suivant vos notes, il va durer une demi-heure, soit une heure de trop !
Ah ! ce que mes élèves sont intelligents... Encore une fois ils ont raison. Alors comment faire ? Eh bien CHOISISSEZ ! C'est vraiment important de choisir : c'est la base de la pensée et de la liberté.
— Oui... mais comment allons-nous faire pour choisir ?
— Et s'il vous plaît, ne répondez pas encore une fois  qu'il nous suffit d'utiliser notre intelligence naturelle ! D'abord, nous avons la flemme d'utiliser notre intelligence, et ensuite, là vraiment, c'est trop difficile. Tout ce que vous nous proposez ici est très intéressant. Je n'arrive pas à choisir.
C'est vrai que c'est difficile, en particulier parce que le poème de Lamartine est assez long. Il faut «sabrer» dans l'explication. Je l'ai déjà fait en partie, en passant beaucoup plus vite sur certains passages : dans mes notes, les strophes 7, 8 et 9; 14 et 15 sont expliquées très rapidement. Mais pour atteindre notre objectif, il faut aller encore plus loin : vous pouvez passer complètement sur l'analyse de telle ou telle strophe, parce qu'elle ne vous semble pas tout à fait indispensable à votre propos. Coupez donc l'analyse de sous-sous parties, voire d'une sous-partie du poème, de façon à atteindre 10 minutes d'analyse orale.
— D'accord, mais c'est quand même ardu; cela demande beaucoup d'investissement : vous nous demandez de nous approprier vraiment complètement ce long poème ! Il n'y a pas moyen de s'investir un tout petit peu moins, si l'on vise simplement une bonne note, une bonne compréhension du poème, et pas forcément l'excellence ?
Que de remarques pertinentes ! Bien sûr : tout le monde n'est pas obligé de viser l'excellence. On peut légitimement se contenter du très bon. Dans ce cas, je sabre pour vous : considérez que vous n'avez pas à analyser les strophes 10 à 15. D'ailleurs, s'il se trouve que l'épreuve orale de français du baccalauréat est maintenue cette année, nous les placerons entre parenthèses, en indiquant qu'elle ne font pas partie de l'explication de texte.
Bon courage ! Profitez de ces temps à la fois très contraints par le confinement, et en même temps beaucoup plus libres pour vous construire une vraie culture, une vraie réflexion personnelles. Bien cordialement,
Votre professeur de Lettres

mardi 31 mars 2020

Etude du vocabulaire d'Horace (2)

Chers élèves de 2de,

voici le corrigé que je vous ai promis, pour les mots tirés de l'extrait que nous avons étudié ensemble (les 24 premiers vers de la pièce). Vous remarquerez que j'ai ajouté, dans la marge, en noir et entre crochets l'origine, en général latine, du mot étudié : cela permet souvent de mieux comprendre la famille du mot. Pour «bannir», j'ai indiqué que son origine, ban, était «francique». Le francique est une langue germanique, que parlaient les Francs. Savez-vous pourquoi quelques mots français viennent du francique ? Si ce n'est pas le cas, vous avez là l'occasion de mener une petite recherche...

Ceux qui n'auraient pas eu le temps encore de faire ce travail, ou l'auraient fait de façon très incomplète peuvent recopier mon corrigé... intelligemment, c'est-à-dire en cherchant à s'approprier ce qu'ils copient!

Bien cordialement,

votre professeur de Lettres

Conjugaison (1) : méthode

Chers élèves de 2de,

voici maintenant un peu de travail pour progresser en conjugaison. Je vous invite à faire votre fiche comme je vous l'ai appris: en soignant votre travail, en essayant d'y prendre plaisir. N'hésitez pas à utiliser votre dictionnaire et votre Bescherelle de conjugaison si vous en avez un. Surtout, essayez de comprendre ce que vous copiez, et efforcez-vous de l'apprendre ! Pour faire les exercices, vous pouvez utiliser le lexique proposé à la fin du document. J'essaie de vous en donner un corrigé qui vous montre encore un exemple de travail efficace d'ici deux ou trois jours.

Bien cordialement,
votre professeur de Lettres

lundi 30 mars 2020

Le Lac (3)

Chers élèves de 1re générale,

voici la 3e étape du travail que je vous propose sur Le Lac de Lamartine. Ce sont des notes d'explication linéaire, qui permettent aussi de rédiger un commentaire littéraire. Menez l'enquête comme dans une série policière et essayez de comprendre le plus possible quelles sont les idées que je veux développer dans cette explication, et ce que je veux vous faire remarquer pour vous aider à comprendre et à connaître le poème de Lamartine, avant que je vous en propose un commentaire rédigé qui sera une version écrite d'une explication orale.

Vous aurez compris aussi sans doute que je vous demande en même temps d'apprendre le plus possible par cœur le poème de Lamartine, avec l'aide de cette explication — parce que, comme je le répète tout le temps, le but n'est pas connaître ce que dit votre professeur sur Lamartine, le but est de connaître ce que dit Lamartine... et de le connaître avec son propre esprit, c'est-à-dire, d'une façon ou d'une autre, par cœur.

Cordialement,
M. Lakshmanan

vendredi 27 mars 2020

Apollinaire, un peintre extrêmement moderne ?

Chers élèves de 1re,

pour vous aider à progresser à la fois dans votre compréhension du recueil d'Apollinaire et pour mieux maîtriser l'exercice de dissertation sur œuvre, je vous joins le corrigé que j'ai fait pour la très bonne copie de l'une de vos camarades, et que vous pourrez consulter sur Pronote.

Cordialement,
Votre professeur de Lettres.

au/aux (2)

Chers élèves de 2de,

voici le corrigé du travail d'orthographe que je vous ai demandé, avec des précisions telles que je vous ai demandé de les chercher sur les auteurs utilisés. Faites ensuite l'exercice 2, dont vous avez ici le corrigé, presque en entier, avec quelques explications.

Encore une fois, je vous conseille d'essayer de les faire soigneusement par vous-même, avant de consulter la correction : vous progresserez davantage si vous mettez en route votre cerveau. Mais il est vrai que l'exercice est à la fois facile — pour choisir entre «au» et «aux» et difficile, dans la mesure où les phrases de La Rochefoucauld sont souvent assez difficiles à comprendre: c'est pourquoi vous avez le droit de consulter ma correction, après avoir essayé de faire chaque phrase par vous même.

Vous pourrez ensuite faire les exercices 3 et 4 entièrement tout seul : je ne pense pas qu'ils présentent de grosses difficultés. Concentrez-vous pour bien choisir entre l'article contracté singulier et le l'article contracté pluriel; surtout concentrez-vous pour copier l'ensemble de la phrase sans aucune faute, en cherchant à comprendre son sens, à vous représenter ce que veut dire l'auteur, à vous imaginer que c'est vous qui écrivez la phrase en question.

Évidemment, ensuite, ce serait une bonne idée d'aller lire l'un ou l'autre des livres dont ces textes sont tirés : Camus, L'étranger ; Voltaire, Zadig ; La Rochefoucauld, Maximes...

Cordialement,

Votre professeur de Lettres.

Etude du vocabulaire d'Horace

Chers élèves de 2de,

voici comme promis du travail sur un autre domaine : le vocabulaire. C'est vraiment très important pour progresser en français : apprendre le français, c'est d'abord apprendre les mots français. Je vous avais déjà indiqué, avant le confinement, que vous deviez choisir vingt mots difficiles dans Horace, pour en mener l'étude que vous deviez me rendre dans le DM. Je vous demande maintenant de continuer cette étude, pour davantage de mots. Pour lundi prochain, le 30 mars, essayez de terminer l'étude telle que je vous la propose. Si ce n'est déjà fait, recopiez l'étude des sept premiers mots qui m'ont paru intéressants dans le début de la première scène, comme je l'ai faite dans la première page du fichier ci-dessous, en donnant : la nature du mot; le contexte dans lequel vous l'avez trouvé; la définition qui convient dans ce contexte avec éventuellement des synonymes; s'il y en a, un ou plusieurs antonymes ; s'il y en a, des mots de la même famille. Utilisez le dictionnaire; veillez à ne pas faire de fautes en copiant... mais surtout, réfléchissez bien pour choisir la bonne définition sans tout copier : il faut choisir la définition qui convient dans le contexte !

Vous progresserez à deux conditions : d'une part, si vous travaillez ; d'autre part si vous travaillez AVEC votre intelligence. Cherchez vraiment à comprendre le sens de la phrase ou du morceau de phrase d'où vous avez tiré le mot à étudier ! Vous avez le droit de vous tromper, d'hésiter; mais il faut absolument réfléchir ! C'est en réfléchissant que vous deviendrez de plus en plus intelligent !

J'essaie de vous proposer ici un corrigé aussi rapidement que possible.

Cordialement,

Votre professeur

mardi 24 mars 2020

au/aux

Chers élèves de 2de,

pendant le confinement, voici de quoi vous occuper aussi intelligemment que possible. Je vous propose ici, outre les lectures suggérées sur l'ENT, un peu de travail d'orthographe, à placer dans le DM que vous pourrez me rendre à la fin du confinement. [Vous pourrez bien sûr m'en envoyer des pages par le biais de Pronote si vous le souhaitez ! N'hésitez pas non plus à me poser des questions par ce même biais, dans les "discussions"].

Ce serait bien de commencer par la fiche sur "au" et "aux", problème fréquent dans les copies de lycée. Elle se trouve dans votre Premier cahier d'orthographe française. Faites-la comme je vous l'ai appris, et comme je vous en donne l'exemple ci-dessous.

Pour l'exercice 1, je vous conseille de ne pas copier directement la correction, mais de le faire par vous-même : ce sera un peu plus intéressant. Je vous invite aussi à vous renseigner sur les auteurs dont sont tirés les phrases (Paz, Sainte-Beuve...) : ainsi vous ne perdrez pas votre temps parce que vous vous serez cultivé... et vous comprendrez sans doute un peu mieux de quoi il s'agit : le sens de ces phrases n'est en effet pas forcément évident ! Pensez aussi à chercher le sens des mots que vous ne connaissez pas dans le dictionnaire : c'est l'occasion d'accroître votre vocabulaire !

Et surtout, n'oubliez pas : écrivez chaque phrase entièrement, en cherchant à la comprendre, en veillant attentivement à l'orthographe de chaque mot, à la ponctuation.

Je reviens vers vous d'ici deux jours pour la suite de ce travail d'orthographe, et pour les autres domaines du cours de français. Bien cordialement,

Votre professeur de Lettres.

Le Lac (2)

Suite du billet précédent. Il s'agit du plan de mon commentaire, que j'élabore peu à peu en suivant la méthode que je vous ai proposée.

La première moitié de la page contient les notes pour mon introduction

  • Oh ! j'ai oublié de donner le TYPE du poème. [Vous auriez pu ici commencer par noter qu'il s'agit d'un poème composé de seize quatrains d'alexandrins et d'hexasyllabes (vers de six syllabes — gr. ἔξ = hex : "six", comme dans "hexagone") mêlés, où les rimes sont croisées (abab).] Ce n'est pas grave : ce n'est pas, à mon avis, le plus important ! Le plus important, c'est la suite :
  • J'ai donné ensuite le PLAN du texte, dont je vous ai montré hier comment je l'ai construit.
  • J'ai indiqué ensuite {1. Les thèmes principaux du texte} {2. L'idée générale du texte, que j'ai pu formuler en relisant le plan que j'ai construit — ce qui est, tout simplement, une façon de relire le texte de façon globale !}. J'ai dès lors vu pourquoi globalement ce poème est une façon originale de traiter les thèmes de l'amour et du temps qui passe; ce qui me permet de poser le problème que va tenter de résoudre mon commentaire ou mon explication.
La seconde moitié de la page contient le début de mon explication linéaire. Vous remarquerez que j'ai essayé de distinguer la paraphrase du texte de son commentaire, en "surlignant" ce que je dis du texte, mon commentaire du contenu du texte. Vous remarquerez aussi que j'ai écrit "Intro" non pour signaler où se trouve mon introduction, mais où se trouve mon commentaire de ce que j'appelle l'introduction du poème: le premier quatrain, où Lamartine demande, en somme : "Peut-on arrêter le temps?".
Le travail que vous pouvez faire maintenant pour progresser : rédiger le commentaire qui correspond aux notes ici transmises. Je vous mets un corrigé de cela ici demain ou après-demain, si je puis en trouver le temps.
Bien cordialement,
Votre professeur de lettres

lundi 23 mars 2020

Le Lac (1)

Chers élèves de 1re Générale,

vous avez eu, par le biais de Pronote, le sujet qu'il était prévu de vous donner pour le bac blanc de mardi dernier. Pour vous aider à étudier le poème de Lamartine, je vous suggère de faire comme je le fais quand j'étudie un poème. Comme vous pourrez le voir ci-dessous, j'ai commencé par le copier à la main, dans les quelques moments de disponibilité que j'ai pu trouver. Je vous conseille vivement de faire de même. Pensez évidemment aussi à chercher le sens des mots ou des expressions qui vous sont inconnus ou obscurs.

Après m'être ainsi approprié quelque peu le poème, je me suis efforcé d'établir un plan du poème, avec mes crayons de couleur. Ce plan est un peu incomplet, et tout à fait imparfait; mais il permet de mieux saisir le mouvement du poème. Vous pourriez, si vous ne l'établissez pas entièrement à votre façon, le compléter, en donnant un titre au grand II.

Ensuite vous pouvez essayer d'expliquer pourquoi ce texte mérite d'être étudié, en disant, après avoir dit sommairement ce qu'il contenait, si son intérêt est dès lors évident ou pas. S'il l'est, quel peut être l'objet du commentaire ?

  • Lac_Lamartine_plan.pdf (sur smartphone Androïd, vous téléchargerez plus facilement avec Chrome qu'avec Firefox)
Confinez-vous bien; bon courage ! Bien cordialement,
M. Lakshmanan
P.S. Le sujet :

mercredi 4 décembre 2019

Pourquoi l'Apollinaire d'Alcools est-il antique et moderne à la fois ?

La dissertation sur œuvre est l'une des nouvelles épreuves du baccalauréat 2021, que subiront les élèves de 1re générale en 2020, lors des épreuves anticipées.  Que peut être une telle dissertation ? Nous proposons ici le corrigé d'une dissertation donnée à nos élèves de 1re. Nous essayons de leur y montrer comment ils peuvent composer une dissertation en s'appuyant sur le nombre limité de textes que nous leur avons demandé de connaître par cœur :

  1. Le plan semi-détaillé de «Zone» ;
  2. 12 vers dans les 130 premiers vers de «Zone». Bon, je triche un peu là, parce que je les connais tous ;
  3. Les 12 derniers vers de «Zone», que nous expliqués en classe ;
  4. "Le pont Mirabeau", expliqué en classe ;
  5. "Chantre", expliqué en classe ;
  6. "La blanche neige", expliqué en classe ;
  7. Un poème au choix. (J'ai pris «La Loreley») ;
  8. Quelques autres vers au choix. (Pas forcément encore connus, mais pris dans le recueil, puisque c'était un devoir fait à la maison).
Le devoir est un peu trop long : un excellent devoir aurait pu proposer un peu moins d'analyses; on aurait pu par exemple en sélectionner une seule par sous-partie. Il comporte aussi beaucoup d'imperfections ; mais il nous semble que c'est le lot de ce genre de travail. Que les lecteurs cependant n'hésitent pas à nous proposer des corrections pour aller vers davantage de clarté !
Le second fichier constitue une trace du travail préparatoire à faire au brouillon avant de rédiger : inventio (recherche des idées), puis dispositio (construction du plan).

samedi 11 mai 2019

La composition du Débat de Folie et d'Amour de Louise Labé

Je viens fournir ici une pièce supplémentaire en faveur du plan du texte, qu'on néglige beaucoup, beaucoup, beaucoup trop dans l'enseignement des lettres nowadays. J'essaie de montrer ici trois choses : d'une part, que l'établissement du plan du texte est un outil très efficace pour préparer l'explication d'un texte — et je parle d'une véritable explication littéraire, qui ne se contente pas de paraphraser platement, mais qui montre l'intérêt du texte ; d'autre part, qu'on peut présenter une explication de texte qui suit le mouvement du texte, et s'interdit de l'équarrir comme le font pratiquement tous les commentaires dits composés ; enfin qu'il existe une forme de bachotage intelligente, quand il s'agit de connaître le contenu d'une œuvre : apprendre par cœur le plan d'un livre, c'est à la fois se donner une véritable culture et se donner les moyens de réfléchir. Connaître ce plan et avoir fait vraiment la rencontre de l'œuvre à travers une lecture personnelle, c'est évidemment accroître véritablement sa culture ; mais aussi, connaître ce plan sans avoir vraiment lu toute l'œuvre — comme peut le faire un bachoteur paresseux —, c'est commencer à rencontrer vraiment l'œuvre et ce qu'elle dit d'intéressant : c'est beaucoup moins mauvais que de se contenter d'apprendre par cœur des listes de figures de style, des fiches de méthodologie, des concepts de narratologie ou de typologie des discours, des genres, registres et mouvements littéraires.

Je rêve que la contrainte des œuvres imposées fasse la pencher la balance du bachotage de ce côté-là — parce que pour ce qui est de l'existence du bachotage, je ne rêve pas : il y a un bac, il y aura du bachotage, quel que soit le programme, quelles que soient les épreuves.

Il s'agit du Débat de Folie et d'Amour de Louise Labé :

mardi 9 avril 2019

Ça commence par le début...

Voici une version du structuralisme fort peu canonique... Un moyen mnémotechnique pour écrire l'entame d'un récit — ce que les pédants appellent incipit. A vous de retrouver cependant à quelles œuvres et à quels auteurs sont empruntés ces dix débuts de récit, qu'on peut apprendre par cœur...

mercredi 13 mars 2019

Débat de Folie et d'Amour

Louise Labé

Débat de Folie et d’Amour


En 1555, Louise Labé fait paraître chez Jean de Tournes son unique livre, intitulé Œuvres. Elle y est présentée comme la « nouvelle Sappho », à cause en particulier lasaisissante série des vingt-quatre sonnets que chacun connaît. Mais avant ses poèmes, elle a fait insérer un texte très étrange et très passionnant, un véritable petit bijou : le  Débat de Folie et d’Amour.
Apollon et Mercure, qui se font les avocats de Cupidon et de la déesse « Folie », proposent une vision de l’amour sur lesquelles Jupiter vient trancher in fine. « L’érudite gaillardise » dont fait preuve ici celle qu’on appela « La belle cordière » donne à voir les qualités d’un très délectable et très plaisant humanisme au féminin, au moment où la Renaissance française allait s’abîmer dans les guerres de religion. Mais la légèreté de Louise Labé n’est que la forme dont s’empare le véritable grand sérieux quand il veut vraiment connaître l’homme dans sa complexité : le divin Banquet auquel nous convie la poétesse lyonnaise parle d’amour avec une ivresse plus réjouissante encore que celle d’Aristophane au Banquet de Platon.
La Nouvelle Bibliothèque Humaniste en propose une édition entièrement nouvelle dont l’orthographe est modernisée, où les particularités de la langue du XVIe siècle sont éclaircies, pour rendre ce texte extraordinaire accessible à tous. Feuilletez-le et achetez-le ici : Débat de Folie et d’Amour.

mercredi 5 décembre 2018

Plan du Comte de Monte-Cristo

Pour y voir un peu plus clair dans le merveilleux enchevêtrement que constitue Le comte de Monte-Cristo, nous vous proposons ci-dessous un plan de l'ensemble de l'œuvre. Même s'il est très discutable et améliorable, il permet de s'y retrouver pour relire et analyser la construction de l'intrigue, pour se l'approprier et être capable de raconter à sa façon l'histoire — quel plus grand plaisir que de pouvoir raconter une histoire ? Et enfin, après nous être emparé de cette structure narrative, nous pourrons l'utiliser, la transposer, la plagier, la reprendre, la métamorphoser pour raconter nos propres histoires.

lundi 15 janvier 2018

La dissertation au niveau du bac

La dissertation est un exercice difficile, mais pas plus difficile que le commentaire. Il demande seulement un peu de culture, un peu de réflexion, et de savoir écrire en français. Le corrigé ci-joint d'un sujet de bac peut le montrer assez aisément. Le corrigé est partiel : il s'agit de laisser de l'espace pour le travail et la réflexion des élèves.

vendredi 13 octobre 2017

Remèdes aux fautes d'interrogative indirecte.

Les fautes d'interrogative indirecte sont un fléau extrêmement puissant et dominateur par les temps qui courent. Voici une fiche qui pourrait en guérir quelques-uns contre la tentation de s'adonner à cette folie. Notez qu'il me semble important que les travaux écrits — à donner à fortes doses aux récalcitrants — soient précédés par des séances assez nombreuses et répétées d'oral, si bien que la règle n'est pas donnée directement et que je propose une leçon à construire avec les élèves préalablement aux exercices.

Mais, il faut le redire, pour que la structure de l'interrogative indirecte soit acquise, il ne suffit pas de l'expliquer convenablement, il faut la faire rentrer dans l'oreille, et faire une dose suffisante d'exercices à l'oral.

La fiche est en version bêta ; toutes critiques sont bienvenues.

mardi 26 septembre 2017

Annales de sujets de dissertation

Voici qui peut être utile. Il s'agit des sujets de dissertations qui ont été donnés au baccalauréat, en français, ces dernières années, pour les séries S et ES :

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